A quoi servent les Amendements Organiques pour la Vigne en Champagne?

La nature des sols et sous-sols de la Champagne se composent de 2 grandes zones, à savoir les sols « légers » sur craie et sables qui correspondent aux zones de Montgueux, Sézannais, Vitryat, Cote des blancs, Montagne de Reims… et les sols « lourds » sur argiles et marnes que sont la Vallée de la Marne, la Cote des Bar

En fonction de la nature de ces sols et sous-sols, les amendements Organiques ont pour objectifs :

– d’assurer le bon fonctionnement du sol, gage d’une
nutrition correcte de la plante gestion de la matière organique
– d’améliorer la structure du sol, et notamment de limiter
les phénomènes de compaction et d’érosion,
– d’améliorer les propriétés physico-chimiques du sol et l’alimentation de la plante, en augmentant la capacité d’échange cationique et la disponibilité des éléments fertilisants,
– Enfin, de stimuler indirectement l’activité biologique des sols.

Les amendements ont donc pour finalité d’entretenir la fertilité du sol et de nourrir la vigne en favorisant une production de raisin de qualité et en évitant les excès de vigueur. Sur les sols légers sur craie et sables, ils auront un effet de support de la fertilité du sol (CEC), tandis que sur les sols lourds sur argiles et marnes, leur effet sera plutôt structurant du sol (CAH).

De manière générale, même si la vigne génère de nombreuses sources d’ humus, comme les bois de taille, les feuilles mortes, le marc de raisin, et l’enherbement pratiqué de plus en plus dans le vignoble, elle est une plante pérenne et a besoin de manière plus ou moins variable d’amendements. Son enracinement est profond et l’étroitesse des rangs sont autant de contraintes fortes pour l’épandage. Et surtout, les besoins azotés sont limités dans une optique de production de vin de qualité.

Les caractéristiques des composantes des amendements organiques :
La lignine, les hémicelluloses sont des précurseurs d’humus ; ce sont donc les déchets organiques d’origine végétale, et plus particulièrement ceux riches en lignine, qui donneront de l’humus (paille, marcs de raisin, broussailles, tourteaux …). Les fumiers peuvent être intéressants à condition d’être suffisamment pailleux, ce qui n’est pas toujours le cas dans les techniques d’élevage modernes. Et enfin, les déjections animales qui sont source d’azote
et d’éléments fertilisants, libérés lentement (sauf l’azote), mais sans produire d’humus.

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(Sources : CIVC/ITAB)

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